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La meute

Je vais placer cet article en « Fiction ».  Mais cet article parle d’un nouvel intérêt que j’ai ; et qui sait peut-être que je trouverai d’autres personnes qui partageront cet intérêt et voudront s’y investir avec moi. Je rêve sûrement tout haut.

La meute est un projet en maturation qui germe dans ma tête depuis quelques jours à peine. Ce projet m’excite et me motive tellement qu’il m’a empêché de dormir. La meute est une envie, un but, un fantasme. C’est un groupe d’hommes soudés qui n’a pour but que la santé de la meute et la réalisation de ses besoins.

La meute c’est un groupe d’homme qui vivent ensemble, dorment ensemble, baisent ensemble et sortent ensemble sans besoin d’intimité. Pas de tabou, pas de faux semblant, le meute se dit tout et accepte tout.

Les meutards, ceux  qui font partie de la meute, vont apprendre à vivre petit à petit avec les autres meutards. A se fondre dans le groupe et à profiter de la force du nombre pour ne plus se juger et se restreindre.

Au début, il me semble évident qu’il y aura des couacs. Il sera difficile de vivre 24/24 avec d’autres hommes sans aucune intimité. Les premières nuits seront courtes et non réparatrice car vivre les uns sur les autres n’est pas évident. Je pense que les premières fois, il faudra se forcer, souffrir pour que le travail porte ses fruits dans la durée.

Comme des soldats ou une équipe de sport, l’objectif est de souder si fortement les meutards qu’ils peuvent agir avec corps et sans ambiguité entre eux. Ils veulent sortir en boite, ils sortent ensemble. Les meutards veulent baiser entre eux, ils n’hésitent pas, ils baisent. La meute veut juste se poser et se câliner, elle le fait.

Pour arriver à un tel niveau, en tant qu’hypnotiseur j’ai une bonne idée de ce qu’il faut faire. Ça va passer par beaucoup de contraintes (surtout au début), des rituels de vie, des règles strictes et une hiérarchie simple avec très peu de privilèges mais absolus.

Il me semble nécessaire aussi que chaque membre doit vouloir s’investir réellement dans le projet. Ne pas abandonner. Perdurer même lorsque c’est difficile ou que ça ne marche pas comme prévu.

C’est sans doute là où est toute la difficulté. Je n’ai jamais trouvé personne qui accepterait d’arpenter un chemin aussi complexe avec moi. Peut-être parce que les sont trop timides ; ou que je suis peu avenant.

Après, ce fantasme est nouveau dans ma tête. J’ignore si d’autres pourrait le partager avec moi, développer l’idée et pourquoi pas, se lancer dans l’aventure. Si c’est votre cas, même par curiosité, on peut en parler sur skype, par mail ou soyons fou, autour d’un verre.

Tu ne l’as pas volé

Basé sur des faits réels, largement romancé, celui qui m’a raconté cette histoire se reconnaîtra.

Il cache la vérité, sans doute encore aujourd’hui.

Petit homme dans la xXxtaine, fier de ce qu’il a accompli, découvre encore le monde et cherche à vivre expériences après expériences. Dans le miroir, il se voit comme quelconque, il a passé l’âge de se trouver moche ou beau par rapport aux jugement des autres. Peut-être qu’il aimerait se débarrasser de la graisse ici et là, mais il s’en contente. Il pose un sourire sur son visage banal et fini de se raser méticuleusement. Il a un rendez-vous. Un rendez-vous fétichiste.

Oh non ! Non, il n’est pas soumis. Pas du tout, c’est uniquement pour découvrir.

Sur le papier, il va voir une connaissance qu’il respecte beaucoup. Une connaissance dont il sait son expérience dans le milieu BDSM. Beaucoup l’appel « Maître », lui l’appelle « boss » de manière sincèrement affectueuse, sans ironie ni moquerie.

« C’est un ami avant tout » C’est ce qu’il clame à qui veut l’entendre. Il se trompe. Il ne le sait juste pas encore. C’est un ami, oui, mais aussi son dominant réel. Il ne l’avoue pas, ne le dira peut-être jamais mais il voit en son « boss » une figure tutélaire et de respect qu’on ne peut donner à un ami.

Oui, il le tutoie. Oui il est familier avec son boss. Mais… Mais il ne le sent pas que comme ça. Quand dans sa douche, il pense à son boss, il le voit aussi sévère, paternel et patronal. Jouer à la console, boire un apéro et rire sans barrière ; et dans l’intense chaleur du jet d’eau, il se voit à ses pieds, heureux de voir son boss sourire.

Mais la douche n’est que temporaire, et le masque n’est même pas fissuré. Lorsqu’il sonne chez son boss, il sourit, l’embrasse et le considère et le traite comme un ami, cher certes, mais ami seulement.

Ils ont déjà joué ensemble, et rejoueront encore plus tard. C’est pourtant ce jeu-là, qu’il me raconte. Les autres sont imprécis dans sa tête, une expérience de plus. Ce jour-là, ce n’est pas une expérience, c’est un souvenir qu’il me raconte. Aussi imprécis, décousus et émotionnellement engagé que le sont tous les souvenirs majeurs.

Lorsqu’il me le raconte, il n’a même pas conscience de me raconter une chose importante. Et lorsqu’il l’a vécu, il n’avait pas l’impression de vivre un moment essentiel. Voilà pourquoi son récit commence et finit de manière banal.

« Je me suis rasé méticuleusement, je me suis habillé et je suis parti chez lui. »

Banal.

Ils se disent bonjour, discute moins d’une minute et il se laisse mettre au sol par le boss. Même s’il comprend que le boss veut qu’il lèche les baskets, il n’en fait rien. Il pose ses lèvres dessus, bouge un peu mais c’est tout.

*Je ne suis pas un soumis réel après tout* se dit-il en constatant toute fois que son sexe est rigide depuis un moment déjà.

Le boss le force à lécher et téter son sexe à travers le jogging. Ce qu’il fait avec grand plaisir malgré la texture désagréable du textile.

*J’aime la bite. C’est normal de faire ça.* Une vérité pourtant inutile à se répéter.

Deux gentilles gifles plus tard, le boss laisse sa bite à disposition. Ca ne dure pas longtemps mais il suce son boss comme un affamé. Pourtant, elle n’a rien d’exceptionnelle, il en a juste très envie.

« Déshabille toi complètement. » lance le boss en relevant son jogging.

Le jeu va devenir plus corsé, ils le savent tous les deux. Face contre une planche verticale, vissée au mur, il est attaché, saucissonné avec maîtrise. Il ne peut plus du tout bouger. On lui place une cagoule en cuir. Il a confiance mais il a peur tout de même.

Il s’attarde d’ailleurs sur cette peur.

« A ce moment-là en tout cas, je n’ai pas peur de mon ami. J’ai juste peur de mal faire, de mal réagir, de mal être. Je respire par anticipation. Je crois me souvenir qu’il joue un peu avec ma peau… »

Il est excité, mais plus sexuellement. Son sexe est au repos. Ce n’est plus sexuel, c’est émotionnel. Je sens qu’il allait dire spirituel. Je pense qu’il a bien fait de changer le mot. Il parle moins que d’habitude car son envie de bien faire le submerge.

Puis le boss le fouette.

« Au début, j’essaie de gérer la douleur, comme on me l’a appris. Je n’y arrive pas mais j’encaisse. Puis petit à petit, c’est la honte qui me submerge. La honte d’être gras, la honte d’être nul et pas expérimenté. Et pourtant, c’est à ce moment là que je pige le truc. »

Cette honte lui donne de la force. La sensation de mériter ce qui lui arrive, rend juste le fait de se faire frapper. Les coups finissent par s’arrêter. Mais il en voulait plus, il voulait être lavé de sa honte. Il n’osa rien dire. Je pense qu’il n’aurait pu rien dire. Le jeu passe à autre chose et il expérimente à nouveau.

Il subit la cire chaude, les pinces à tétons. Et ça redevient un jeu. Il classe alors cette séance avec les autres. Il a aimé oui mais sans plus. Pourtant…

Le masque fissure un peu.

Il a découvert ce qu’il aime dans la soumission mais il se le cache profondément.

Tabac froid [Récit érotique]

Elle n’est pas partie. La fin de matinée a chauffé la chambre de Thibaut, en plus de la fin de nuit agitée, ils ont tous deux transpirés sous la chaleur du début d’été. On est dimanche et elle n’est pas partie.

Il la regarde, elle lui tourne le dos peut-être encore endormie. Sa longue chevelure auburn tapisse une grande surface. C’est emmêlés, les élastiques qui devaient tenir judicieusement la masse de cheveux sont cassés ou sont tombés pendant les ébats ou le sommeil qui a suivi. Thibaut s’approche doucement sans se lever, elle sent aussi bon qu’hier soir. On peut dire ce qu’on veut sur la beauté des femmes, mais il est homme à se fier à son nez plutôt qu’à ses yeux. Même après tout ça, il trouve qu’elle sent bon. C’est un bon début.

Il se lève, nu, et cherche en silence un boxer et un T-Shirt sans la réveiller. Il la regarde quelques secondes et se remémore la soirée de vendredi puis celle de samedi. Thibaut est prêt à lui préparer un petit déjeuner.

Anne est finalement réveillée par l’odeur du café. Elle passe devant Thibaut avec pour seuls mots : « Où est la salle de bain ? » Il lui point du doigt une porte tout en fumant sa première cigarette. Elle agite ses mains devant le nez et dit « Tu pues le tabac, j’aime pas. »

C’est vrai que Thibaut fume trop. Il n’a jamais eu le courage d’arrêter.

Trois semaines plus tard, il est accroché. Anne est belle, vraiment belle. Elle sent toujours bon, toujours. Sa très longue chevelure est si rare de nos jours, qu’elle marque les esprits de tous. Elle est drôle, elle est autoritaire et elle sait ce qu’elle veut. Elle lui plaît tout simplement.

Thibaut a 30 ans, elle en a 26. Elle a des tas d’amis, il est souvent seul. Elle travaille beaucoup, il travaille à la maison. Et ils baisent souvent. Très souvent.

Trois semaines plus tard, il lui demande d’emménager avec lui. Cigarette à la main, il lui explique :

« C’est plus pratique ! Chez toi c’est tout petit et chez moi y a un petit jardin. »

Anne se tait un instant avant de prendre la cigarette des mains de Thibaut et de l’écraser dans son assiette.

« Ok ! Mais seulement si tu vas voir Alexandre pour arrêter de fumer. »

Alexandre… Un de ses nombreux amis gays. Thibaut l’a croisé une fois ou deux. C’est un grand gaillard, musclé, rugbyman qui doit avoir largement plus de 45 ans. Et accessoirement c’est un hypnothérapeute soit disant célèbre dans le milieu gay. Thibaut n’a rien contre les gays mais bon, il a toujours eu une sorte de rejet quand il y pense. La bite d’un autre homme ? Ça lui fait un drôle d’effet, une sorte de nausée.

« Pourquoi tu as écrasé ma clope dans mon assiette ?? »

« Arrête de fumer et je viens vivre chez toi. Et crois-moi, tu ne vas pas le regretter. Alors ? »

Il aimait cette femme, jeune et pourtant sûre d’elle. Autoritaire, parfois un peu trop, mais il ne pouvait s’empêcher d’écouter ses ordres péremptoires.  Et puis, arrêter de fumer serait toujours un plus.

« Ok, ok… Je vais prendre rendez-vous avec Alexandre. Je te promets d’essayer »

Anne lui tapota la joue, joueuse. Puis l’embrassa goulument avant de faire « beurk ! » à cause de la cigarette. Il se mit à rire, elle aussi. Il voulait tant lui plaire. Déterminé, il prit rendez-vous dès le lendemain.

Alexandre semblait déjà au courant de son appel, puisqu’il dit : « J’ai 2H ce soir après le sport. Passe me retrouver dans les vestiaires derrière le stade de Rugby. »

Thibaut se pointa au rendez-vous juste à l’heure. Les vestiaires venaient d’être utilisé tant l’odeur de sueur était tenace. Alexandre couvert de sueur séchée, encore sale de poussière, tendit une grosse main pour serrer celle de son client du jour.

« Assied toi. On va commencer de suite. »

Thibaut s’assoit tout en disant :

« Je fais tout ça pour faire plaisir à Anne. Je ne crois pas trop à l’hypnose mais je suis prêt à tout essayer pour arrêter. (Alexandre le regarde droit dans les yeux avec un léger sourire mais ne dit rien.) Tu sens un peu fort. Je peux attendre que tu es pris une douche avant qu’on continue si tu veux. »

« Non ça ira. Je la prendrais après. (Prenant une grande inspiration) Il y a des odeurs qui méritent d’être senties. Elles évoquent des choses parfois très profondément ancré dans la tête des gens comme toi. Parfois respirer l’odeur des vrais hommes rappelle la posture que certains autres veulent avoir au plus profond d’eux. Tu me suis ? »

Thibaut n’osant dire non, ne dit rien et fait un oui de la tête par pure politesse.

« La sueur, la vraie sueur, la sale, la bestiale, c’est une odeur que tu détestes parce qu’elles te rappellent ta place véritable. Tu aimes l’odeur d’Anne n’est-ce pas ? »

Thibaut n’avait jamais dit à personne que la raison première de son choix pour Anne était son odeur. Il voulut poser des questions mais il fut interrompu par Alexandre.

« Je vais te demander de fermer les yeux et de repenser à ce que je t’ai dit. De faire semblant d’y croire. De jouer le jeu en quelque sorte. »

Thibaut ferme les yeux, troublé. L’hypnotiseur semble s’être assis tout proche de lui. L’odeur est plus forte mais moins perturbante car de source unique.

« Tu vas écouter ce que je dis et dire oui au plus profond de ta tête à tout ce que je dis, même si ce n’est pas vrai. Tu vas jouer le jeu pour Anne, pour arrêter de fumer. Je vais continuer à te poser des questions, à te parler, parfois je vais te toucher la nuque, les bras, les mains ou le front. Toi tu n’as que trois choses à faire, rien de plus. Être d’accord sur tout ce que je dis, même si ce n’est pas vrai, garder les yeux fermés jusqu’à ce que je dise ‘’Réveille-toi !’’  et jouer le jeu. »

Au début, il ne se passa rien. Parfois Alexandre prenait le poignet et le soulevait puis le laisser tomber. Il parla de détente, de respiration, d’odeur, de tabac. Parfois il touchait le front pour ponctuer une idée, parfois il touchait la nuque pour alourdir la tête déjà bien lourde. Il ne le noya pas de questions ni même de mots. Les silences étaient nombreux. La voix rythmée et irrégulière, parfois lente et grave, parfois rapide et péremptoire.

Lorsqu’Alexandre dit ‘’Réveille-toi !’’, Thibaut ouvrit les yeux. Il était par terre, à genoux, les deux mains dans la moiteur du sol du vestiaire. Alexandre debout, il vit en premier la bosse que faisait son sexe dans ses vêtements. Thibaut se redressa rapidement, pas tant par la gêne que par ce qu’il devait se lever.

Alexandre lui demanda de manière sereine si Thibaut allait bien.

« Je vais bien. Je vais vous laisser, au revoir. »

Sur le trajet du retour, Thibaut tenta de se souvenir de la séance d’hypnose. Beaucoup de détails triviaux lui revinrent comme la sensation intense de dégoût qu’il ressentit à un moment. Il se souvint aussi de dire trois fois oui avec un plaisir non dissimulé. Il se rappela de cette sensation de partir en tourbillon et de ne trouver que la voix de l’hypnotiseur comme ancre. Mais ce dont il ne se souvenait pas c’était la raison pour laquelle il était autant fier de lui-même. Une fierté forte qui donne envie de chanter.

Il mit deux jours pour s’apercevoir qu’il ne fumait plus. Il faut dire qu’il avait acquis une nouvelle motivation. Anne lui avait demandé de nettoyer sa petite maison pour l’accueillir dignement. Ce qu’il fit avec un entrain qu’il ne se connaissait pas. Au bout de deux jours, il n’y eut plus un gramme de saleté. Lorsqu’il en fit part à Anne, elle le félicita après avoir vérifié elle-même. Il était fou de joie.

Le soir même, elle lui intima de s’allonger sur le lit les mains loin du corps.

« Pour te remercier de t’investir dans mon bien être, je vais te faire plaisir. Mais comme tu dois être fatigué de tout ça, je vais te laisser te reposer tandis que je m’amuse de ton corps. Interdiction de bouger les mains ou les pieds. Et tu jouies que lorsque je te dis que tu as le droit. Et si tu rates le coche, cou-couche panier. Ok ? »

« Ok ! »

L’idée amusa Thibaut. Son sexe gonflait déjà avant même qu’elle est fini la phrase.

« Oui maîtresse. » dit Anne sans émotion.

Thibaut fut surpris de cette injonction mais aussi de l’excitation qu’elle lui fit. Il murmura alors

« Oui maîtresse… »

Elle se mit à califourchon sur le torse de son sexe toy du soir. Elle défit sa longue chevelure et mi caressant mi fouettant son torse, elle commença à se frotter la vulve sur le pénis dressé. Il n’osait plus bouger, presque plus respirer. Il voulait la voir se servir de lui comme d’un jouet. Elle avait fermé les yeux, se laissant aller complètement. Elle prenait presque plus de plaisir à fouetter de ses cheveux que de ses rapides va et vient sans pénétration. Elle laissa monter son envie encore et encore tandis que Thibaut sembler disparaitre dans la masse de cheveux, il gémissait mais son plaisir n’était pas en lui, plutôt à elle. L’idée lui rappela étrangement la séance d’hypnose. Il n’était pas un vrai « mâle ». Il chassa l’idée qui le perturba beaucoup.

Anne ramassa enfin sa chevelure derrière elle et s’empala sur le sexe. Elle le chevaucha avec force et rapidité. Il commença à gémir. Elle le gifla « Ne jouit que si je t’y autorise »

« Pardon »

« Pardon Maitresse ! »

« Pardon Maîtresse »

Elle y alla encore plus vite encore plus fort. Thibaut s’oublia complètement. Il était sorti de son corps. Comment bouger sans bouger pour la satisfaire encore plus ? Ce fut la seule chose qu’il se dit.

« Jouit » dit-elle en criant d’un orgasme jaloux.

Il ne put le faire dans les dix secondes.

« Trop tard » ajoute-t-elle avec un sourire coquin.

Elle quitta le lit et lui dit :

« Je vais me laver. Viens dans la salle de bain me sécher quand j’aurai fini. Ensuite tu te laveras. »

Ce fut tout. Elle parla ensuite normalement à Thibaut. Il était confus. Il fit ce qu’elle lui demanda. Et lorsque les ordres s’arrêtèrent, il se trouva bête, pataud. Il était chez lui sans plus savoir quoi faire. Ils mangèrent en silence, lui en caleçon, elle bien habillé. Le nez de Thibaut capta l’odeur du tabac froid qui empestait encore un peu l’endroit pourtant propre.

« J’ai besoin de voir Alexandre. Vous-tu penses qu’il me recevra vite ? »

Il avait bégayé un vouvoiement ! C’était étrange.  Anne fit mine de n’avoir pas entendu et lui signifia qu’un rendez-vous était déjà pris dès demain. Mais elle ajouta mutine :

« Interdiction de te branler petit coquin. »

Il sourit et fit oui de la tête. C’était bizarrement excitant.

Même endroit, même odeurs. Mais pas même sensations. Ce n’était toujours pas agréable de sentir la crasse et la sueur, cependant, Thibaut se trouvait déplacé dans cette endroit, un peu comme s’il avait la chance d’être dans un carré VIP sans le mériter.

Alexandre l’attendait, sale et en sueur comme la dernière fois. Thibaut ne le salua pas :

« Qu’est-ce que tu m’as fait ?! »

Le visage d’Alexandre, qui était fermé s’affaissa. Il invita poliment Thibaut à s’assoir et fit de même amicalement.

« Anne est une dominatrice. Je suis aussi un dominateur. Et tu es un soumis. »

Thibaut se redressa vexé :

« Je ne suis pas soumis ! »

« Tu n’as pas à être gêné. Plutôt fier même. Anne et moi sommes fiers de te connaître. Être soumis c’est pas une insulte… (Thibaut se rassoit mais ne change pas d’expression). La plupart des humains sont ni dominants ni soumis. Le paradoxe de cette société c’est qu’on exige de nous d’être à la fois soumis et dominant. Beaucoup arrivent à faire la part des choses mais les gens comme toi et moi… On peut faire semblant, mais… Je suis dominant, j’ai besoin de contrôler, de diriger, d’ordonner et surtout j’ai besoin d’être obéi et adoré. C’est comme ça que je me sens bien. Mais pas n’importe qui peut faire ça, peut me satisfaire. Seul un vrai soumis peut me faire me sentir bien. Tu as toujours été soumis, tu en as toujours eu envie. (Thibaut va pour l’interrompre alors Alexandre parle plus vite) Tu me l’as toi-même dit ! Sous hypnose, on ne ment pas, pas sur une chose aussi essentielle. Laisse-moi te montrer ce que j’ai vu en toi, ce qu’Anne aime chez toi. Après tu me diras si tu veux continuer ou arrêter. Elle comprendra. Elle sera déçue mais elle ne te retiendra pas. »

Thibaut accepte presque immédiatement. Alexandre va chercher dans un casier son téléphone et appelle quelqu’un et lui dit :

« Tu quittes tout, tu viens me retrouver aux vestiaires, pas un mot, pas un regard, tu me suces et tu te casses dès que je te le dis. »

Quinze minutes plus tard, un homme d’une cinquantaine d’années arrive timidement, les yeux baissés. Alexandre force doucement l’homme à se mettre à genoux et lui fourre sa bite dans la bouche sans ménagement. Elle est sale et l’odeur doit être infecte. Le mec suce comme si ça vie en dépendait. Ca dure une minute peut-être moins. Alexandre se retire et lui dit

« Casse toi ! Je t’appelle plus tard. »

Et le type se redresse les yeux baissés et quitte l’endroit sans un mot. Mais avec une gaule qu’il ne peut dissimuler.

Alexandre prends quelques secondes avant de parler :

« Son plaisir vient du miens, de ne plus avoir à se soucier de ce qui est bien ou pas bien. Et de pleins d’autres choses plus ou moins subtiles. Tu es comme lui. Mais en pur hétéro. Dommage (petit sourire). Ecouter ce que Anne te dit, faire passer son plaisir pour le tiens, lui rendre ce qu’elle mérite en tant que femme supérieure, ose me dire que l’idée ne te plaît pas. Ose me dire que tu ne te sens pas le plus chanceux des bâtards d’avoir le droit de la côtoyer. »

« Je… Je sais pas trop. »

Alexandre lève deux doigts.

« Laisse-moi t’hypnotiser encore deux fois. Et ensuite, tu sauras si tu aimes ça ou pas. L’hypnose ce n’est pas de la magie, c’est juste un révélateur, un exhausteur de ce que tu es vraiment, de ce que tu peux vraiment faire de toi-même. Anne veut te posséder et tu m’as dit vouloir lui appartenir. Soit honnête, tu as aimé la manière dont elle a baisé avec toi. »

« Comment vous savez ? »

Thibaut était revenu au vouvoiement. Alexandre sourit à nouveau et ajoute :

« Anne et moi c’est une vieille histoire. Même si elle est jeune. Elle a toujours été dominatrice. Je l’ai guidé et maintenant je te guide toi pour lui plaire à elle. Accepte de lui appartenir et tu seras le plus heureux des bâtards. Elle t’a trouvé et veut te garder. Fait d’elle ta maîtresse et tu ne seras plus malheureux, tu ne seras plus perdu ou confus. »

Thibaut bandait. C’était plus fort que lui, il bandait dur comme jamais.

« J’accepte »

« Monsieur » ajouta Alexandre

« J’accepte, monsieur. Vous pouvez m’hypnotiser deux fois encore et me laisser découvrir si je suis soumis. »

Quatre semaines plus tard, et deux séances d’hypnoses dont il se souvient de tout. Quatre semaines sans jouir ni même avoir touché son sexe autrement que pour pisser. Rex est attaché au lit depuis une heure. Rex ? C’est le nouveau nom de Thibaut, un nom inscrit sur un collier de chien qu’il porte tout le temps et qu’il adore. Madame Anne attends que le Sialis fasse effet, elle voulait essayer sur lui. Non pas qu’il est des difficultés à bander bien au contraire mais l’idée d’une érection puissante et longue lui plaisait. En attendant qu’il bande de manière satisfaisante, elle s’amusait à le chatouiller et à la fouetter. Elle l’embrassait également. Son Rex était traité avec une grande attention. Elle sentit que le sexe de son objet fétiche était différent, elle se pencha et le suça pendant un moment délicieux. Il ne bougeait pas. Il n’aurait pas pu de toute façon car même son bassin était habillement bloqué.  Les sens de Rex étaient enflammés. Chaque léchouille était un supplice ; et un délice. Il voulait jouir, il supplia sa maîtresse d’en avoir le droit qu’elle interdit d’une petite tape sur les couilles.

Elle mouilla un de ses longs doigts manucurés et titilla l’anus de son esclave. Un plaisir qu’il apprit très rapidement à reconnaître. Le doigt rentra presque incidemment. Et en lieu et place de la douleur habituelle, il gémit de plaisir et de surprise. Elle continua à le sucer et à la doigter délicatement, cherchant la prostate. Elle sut instantanément qu’elle l’avait touché.

Lorsqu’il fut évident qu’il prenait du plaisir anal, elle lui banda les yeux.

« Nous allons être deux à s’occuper de toi. Je veux que tu prennes du plaisir par-là (touchant la verge dure) et par là (léchant l’anus d’un simple coup de langue). Je vais te faire sentir plusieurs fois quelque chose qui sent fort, inspire le plus possible et garde le plus longtemps dans tes poumons puis laisse toi aller mon petit Rex. Détend toi et devient le petit bâtard que je rêve d’avoir à mes pieds. »

Elle détacha les pieds et le bassin de Rex. Puis elle s’empala sur son sexe mais ne bougea plus. Quelqu’un d’autre leva les jambes de Rex et présenta quelque chose de dur devant son anus.

« C’est un sexe ? … Maitresse ? »

Anne lui intima de se taire et de se laisser aller. Elle lui promit qu’aujourd’hui il n’aurait mal nul part. Elle lui fit renifler du poppers. Une fois, deux fois, trois fois. Alexandre commença à rentrer mais sans forcer. Rex paniqua et expulsa le sexe invasif. Mais il ne dit rien. Elle lui redonna du poppers, en plus grande quantité. Alexandre rentra doucement et passa le deuxième sphincter, sans heurt. Maitresse Anne commença quelque va et vient pour aider le soumis à se détendre encore plus. Elle lui redonna du poppers, Alexandre put faire quelque va et vient lent et peu profond. Anne bougeait très peu. Alexandre pris son temps. Rex finit par se détendre complètement, par obligation, le sexe du dominant était trop présent pour l’éviter. Une autre dose de poppers encore plus longue lui fit un drôle d’effet. Il bougea inconsciemment le bassin pour libérer son anus, Alexandre rentra jusqu’au bout. En rythme, Anne et Alexandre bougèrent pour plus de plaisir. Thibaut sentit son corps appartenir complètement à sa maîtresse. Il voulait devenir vraiment Rex et il dit ‘’oui’’ dans sa tête et comme un écho sa prostate se libéra complètement. Il jouit. Il jouit tellement fort tellement partout que il en eut la tête qui tourne. Il cria si fort qu’il a eu le souffle roc. Il ne jouit pas une fois mais deux. La deuxième sembla le mener au bord de l’évanouissement. D’ailleurs, rex eut du mal à se souvenir du après.

Il se lava après sa maîtresse et monsieur Alexandre. Ils discutaient tout deux devant un verre de vin tandis que rex se mit à genoux dans un coin, à sa place. Le soleil était presque au zénith.

 

Alexandre et Anne, depuis le jardin, regardent rex faire le ménage en petite tenue offert par Anne. Elle brise le silence.

« Comment tu as fait ? »

« Pour ? »

« Fait pas l’innocent. J’ai jamais vu un soumis aller aussi vite. »

« Ahhh. Tu es encore jeune maîtresse. Vous découvrirez les joies de l’appartenance à votre rythme. Je n’ai pas fait grand-chose. Le plus gros du boulot vient de lui. Il a compris sa place et il t’aime à la manière qu’aime un soumis. »

« Ne va-t-il pas regretter ? »

« Peut-être. Mais tu seras là pour le guider à reprendre une position plus neutre. Je te fais confiance. Et puis c’est un soumis jusqu’au bout. Donc je serais surpris qu’il regrette si tu le traites bien. Et je suis sûr que tu l’éduqueras pour qu’il soit heureux. »

« Je l’aime aussi. Est-ce grave Alex ? »

Alexandre fait mine de réfléchir.

« Avec lui, non. Mais n’oublie pas que tu as voulu de lui un soumis pas un amoureux. Tiens ta position sinon vous souffrirez tous les deux. »

Maîtresse Anne retourne chez elle, tout lui appartient désormais surtout rex. Alexandre s’en va et jette un dernier regard à sa dernière création. « Quel dommage qu’il ne soit pas gay… » et il partit.

Peut-être entendra-t-il encore une fois le crie d’extase du soumis rex, l’homme qui aime la bite mais pas les hommes.

Ma suggestion ultime, mon fantasme

Comme quoi l’inspiration vient avec les questions. 😉

Je vais vous présenter une suggestion que j’aime beaucoup lorsque je fais de l’hypnose BDSM mais que je n’ai malheureusement jamais fait pleinement et de manière satisfaisante. Voilà pourquoi je vous propose un récit fictionnel mais réaliste de ce que je rêve de faire.

Celui-ci sera décrit du point de vue de l’hypnotisé afin de rendre compte de ses sensations à lui. Bien sûr, c’est une histoire à la version idéale de la suggestion, mais j’espère al rendre assez proche de la réalité.

 

*****

 

Voilà des semaines qu’on avait préparé le plan. Je l’avais contacté sous l’impulsion d’un autre Maître. Nous avons échangé nos photos et discuté longuement. J’ai décelé en lui un grand joueur et faut dire ce qui est vrai, je suis plutôt pas mal. On a vite pris rendez-vous pour un dimanche après-midi domination. Il a tenu à ce que nous déjeunions ensemble pour discuter encore avant de commencer le jeu et de ne plus nous arrêter jusqu’à ce que je sois satisfait de sa soumission.

Je sais qu’il est hypnotiseur, mais je n’y crois pas trop. L’idée me plaît, bien sûr… Bon en vrai l’idée m’excite autant qu’elle m’effraie un peu. Ca fait longtemps que je n’avais pas ressenti un tel besoin de nouveauté.

J’ai confiance, surtout que j’y vais en tant que dominant donc c’est pas à moi d’avoir peur.

On a rendez-vous dans un local désaffecté où je fais pas mal de plan militaire et « torture ». J’ai pas mal de matériel planqué là-bas et j’y joue régulièrement. Je suis donc en terrain conquis.

Le plan va se passer comme suit :

On mange ensemble, on discute en face à face pour s’enlever nos craintes mutuelles puis il m’hypnotise. Ensuite, on s’habille pour le rapport D/s. Moi je serais militaire et cuir et lui en T-shirt et caleçon que je peux découper a mon envie. Je lui ai promis de me faire lécher mes pompes et de l’attacher et de faire un interrogatoire ensuite.

Le repas se passe bien. C’est lui qui a fait à manger et il sait bien traiter son domi. J’ai vraiment bien bouffer. Etrangement, il a beaucoup plus parlé que moi et m’a rassuré. Ca reste étrange de se faire rassurer par son soumis. Je lui plais ça se voit. Et il est pas mal dans le genre innocent intello. Il est jeune mais pas con ça me change.

Je lui montre mon matos et ma tenue, il me montre la sienne. Je suis surpris qu’il n’ait pas du matos pour l’hypnose. Il me répond en montrant une bouteille plastique avec un liquide violet dedans qu’il n’a besoin que de sa voix et de ce liquide.

« C’est une drogue ? »

Il me réponds calmement.

« En quelque sorte. Tu ne seras pas obligé de la boire mais en la buvant tu va découvrir un nouveau monde en toi. Si tu as peur ne la boit pas. »

Je lui demande des précisions sur la drogue, il me répond simplement que ce n’est rien d’illégale et que je ne risque rien. Et il ajoute :

« Encore une fois tu n’es pas obligé de la boire. Elle est juste là au cas où tu ais envie de tester un nouvel univers. Rien de plus. »

La séance commence doucement et très simplement. Je finis par me laisser guider car sa voix me détends agréablement. A un moment on rit beaucoup ensemble, il colle mes pieds au sol et me fait même oublier, un temps le chiffre 7. Puis après, c’est un peu flou. Lorsque j’ouvre les yeux, je suis par terre, très détendu mais aussi très excité. J’ai envie de le dominer là maintenant !

Je lui demande alors de se changer rapidement. Je bande pendant tout le temps ou je me change. Je lui fais de l’effet une fois en militaire ça se voit. Je le force à se mettre à genoux et à me regarder lui cracher dessus. Il ne bronche pas. Son regard me traverse, j’ai encore plus envie de le soumettre. Je perds la nation du temps. Je lui fais faire des pompes où à chaque fois qu’il descend, il doigt mettre un coup de langue sur mes rangers. Je ne débande pas. Il m’excite plus que de raison, j’ignore pourquoi. Pourtant je sens bien qu’il obéit à mes ordres uniquement pour me faire plaisir. Il ne se soumets pas, pas vraiment ; et ça m’excite d’autant plus.

Je finis par l’attacher. Je le fouette, lui fait dire ce que je veux entendre. Puis je l’edge. Je suis comme en fièvre, comme rarement depuis longtemps.

Ah un moment, il me dit « Interrogatoire » alors que je voulais qu’il me supplie de jouir. Je sens qu’il allait le faire, j’en suis sûr. Mais le plan est le plan. Je le détache et il va s’habiller en civil tandis que moi, je me prépare à jouer le flic. Ma bouteille violette m’attends sur la table, là où je l’ai laissé. J’attache ma proie, près à la dévorer. Sa posture est étrange. Il est plus… sûr de lui. Je vois qu’il bande encore du plan précédent mais ça ne me fait pas le même effet.

Je commence l’interrogatoire avec inspiration :

« Alors merdeux. On essaye de droguer des gars pour les violer ? »

Je lui montre la bouteille violette.

« C’est quoi ? GHB ? Drogue de synthèse ? »

Il me répond avec un petit sourire en coin désarmant

« Alice au pays des merveilles »

Ma fausse colère retombe doucement.

« Pardon ? Tu as dit ? C’est le nom de la drogue ? »

Le jeune homme me répond froidement

« Flic de merde, tu crois t’adresser à qui ? »

Je me retiens de cogner quelqu’un d’aussi important. Je finis, sans trop y penser par boire une gorgée de ma bouteille d’eau.

Le jeune monsieur me regarde en souriant.

« Tu es si… si beau. » dis-je sans réfléchir. J’ai soif alors je bois longuement ma bouteille violette.

Que fait une personne aussi importante attachée ?

« Pardon Monsieur ! Je vais vous détacher de suite. Je mérite d’être puni ! »

Je le détache et lorsqu’il se relève, je sens mes genoux fondre devant tant de charisme. Je finis la bouteille et je commence à comprendre.

« Maître ! Je ne vous avez pas reconnu. Ce bâtard de flic désire se faire pardonner ».

********

Le reste de l’histoire je vous la laisse imaginer 😉

HYpnoAdmin raconte

 Ce contenu d’hypnose est largement lisible pour les moins de 18 ans. Mais de manière générale, je préfère discuter et être lu par des personnes de plus de 21 ans. 

De la fiction.

J’ai longtemps travaillé dans les ressources humaines de grandes entreprises internationales. Ma spécialité ? Faire entendre des gens qui naturellement se détestent. Ma méthode ? Un peu de psychologie, de l’hypnose et du sexe. Oui du sexe. Et de préférence bien bestial.

Je suis désormais indépendant. Un client, souvent très riche, vient me voir pour que je gère quelques mois une équipe quelconque de génies quelconque. J’interviens quand le management ne fonctionne plus. Et s’il y a bien un endroit où je ne pensais jamais devoir agir c’est chez les militaires. Le cassage des Ego et autres comportement égoïste est une spécialité militaire. La mienne aussi, mais bien moins brutal et aussi bien moins institutionnalisé.

J’offre des contrats de 2 à 4 mois en total immersion dans le milieu de l’équipe. Je travaille avec eux, rit avec eux et me bats avec eux. A la fin, l’équipe finit soudé comme des frères… des frères qui coucheraient ensemble et ne se trahiraient plus jamais. Mes tarifs peuvent paraître prohibitif, mais au final mon investissement en terme de temps dépasse largement la moyenne du temps de travail. M’enfin bon. J’aime manipuler des gens pour qu’ils couchent ensemble. J’adore ça en fait.

Un jour, un mardi pour être précis, j’ai reçu un appel. Je venais de terminer de « souder » une équipe de football américain. Depuis que le quaterback se prend la bite de toute son équipe après un match, ils n’ont jamais était aussi bon et uni. A la vie à la mort, ou plutôt à la bite et au sport. Une fois débridé, la plus part des gens aime le sexe sous toutes ses formes. Ah, le quaterback se marie dans six mois, je suis invité. Oui, il aura uen vie de famille « normale » et un secret que toute son équipe gardera jalousement. Je suis fier de moi.

Pardon, je digresse beaucoup.

Donc, ce mardi, j’ai reçu l’appel d’un général français. J’ai cru à un canular mais lorsque je me suis présenté au rendez-vous, j’étais loin du compte. Je fus reçu avec respect et sans me demander mon avis, je fus mené dans un bâtiment tout au fond de la caserne. Le premier étage était celui de la cafétéria et autres commodités. A chaque étage des chambre individuel avec douche et toilette individuelle. Le bâtiment pouvait recevoir 40 ou 50 personnes mais seulement 12 soldats m’attendaient dans la cafétéria. 10 hommes et 2 femmes en uniforme, prêt pour une inspection. Certains semblaient assez proche les uns des autres mais principalement, c’est le mépris qui les unissait. Et ils se connaissaient à peine. Quelle honte que l’armée ne puisse pas les assembler.

J’avais été briefé en chemin et avait exigé de rentrer seul dans le bâtiment. Du coup, comme j’étais un civil, je fus saluer froidement d’un simple bonjour mollasson. Comme d’habitude, lorsque j’arrive dans un nouvel endroit, je prends mes aises comme si le monde m’appartenait. Mais à l’intérieur, je suis toujours intimidé, surtout face à l’uniforme. Et sachant que ce n’était pas n’importe quel troufions, mon stresse augmenté au fur et à mesure que je m’apercevais qu’ils pouvaient, hommes et femmes, me briser d’un seul mouvement. Le stresse augmenta mais l’excitation la surclassa. Je suis un très grand fétichiste des uniformes.

Ils avaient été rassemblé pour former une sorte d’unité opérationnel en toute occasion. Médecin, spécialiste de la balistique, pilote… bref tout ce que peut fournir l’armée, ils l’ont à eux douze. Chacun ses spécialités bien sûr et ils devront donc agir en parfaite harmonie pour parer à toute situation. Et en fait, la plupart se détestent. Pas le choix, se sont les seuls qui correspondent aux critères de cette fameuse unité d’élite. Impossible de les envoyer sur le terrain sans une amitié franche.

Je laisse passer presque trois minutes de silence. Ce qui est très long. Puis je m’installe à un bout de la pièce, le plus loin possible en fait et je dis de manière calme et avec un volume réduit :

« Connaissez-vous le bataillon sacré de Thèbe ? »

Le première a répondre d’un « Hein ?» fut regardé de travers. Ca part mal.

Je dis alors plus fort

« Approchez-vous, si vous voulez m’entendre. »

Ils s’approchent, en désordre et s’installe plus près.

« Connaissez-vous le bataillon sacré de Thèbe ? » fis-je à nouveau. Personne ne réponds.

« Je suis là pour vous transformer en eux. Mieux vaut savoir qui ils sont. »

Moment de silence. J’attends. La plus jeune de toute, sans doute médécin, commence à expliquer :

« C’est un groupe de soldat de la Grèce antique. »

Je la coupe,

« Non ! C’est un bataillon d’Hoplite. Et non ce n’est pas pareil qu’un soldat. Pour résumer, ils faisaient passer les spartiates pour des lâches. »

Un soldat qui avait du voir le film 300 répondit : « Non c’est vrai ? »

J’enchainais alors dans un cours d’histoire. Notez les suggestions, je suis très fort pour les cacher dans une histoire.

« Durant la grèce antique, la guerre se gagnait par la fuite de l’ennemi. Ce n’était pas le nombre de victime qui comptait mais le courage du bataillon. Moins ils abandonnaient plus ils gagnaient. Et s’ils voulaient gagner, il fallait avoir une raison de ne JAMAIS abandonner. Qui n’abandonneriez-vous jamais ? Un frère d’arme ? Foutaise ! Regardez-vous ! Non, on abandonne pas l’amour de sa vie. Lorsqu’on aime se frère d’arme comme un amant, jamais on l’abandonne et s’il meurt sur le champs de bataille, on a la rage et on tue l’ennemi jusqu’à sa propre mort. »

Un soldat sembla comprendre beaucoup plus tard que les autres.

« Quoi ? Ils étaient tous pédés ?! »

Je souris.

« Non, c’était même plutôt rares. Mais ils couchaient souvent les uns avec les autres. Parce qu’ils s’aimaient et qu’ils aimaient s’entre aidé. La sexualité c’est une manière solide de souder un groupe. Devenir amant, c’est faire une promesse. C’est se lier à l’autre, se donner et recevoir une bénédiction que seule une amitié sincère et sans tabou peut fournir. »

Certains des soldats étaient dégouté par l’idée, d’autres s’étaient retourné, amusé, vers les deux seules femmes. Mais trois soldats semblaient vraiment troublés. J’avais ma porte d’entrée. J’avais 4 mois pour faire passer le bataillon sacré de Thèbe pour la seule vérité absolue de ce groupe là. A la fin, ils devront être convaincu qu’ils sont trop liés, trop intimes qu’ils se connaissent trop pour penser à se trahir. Le sexe aiderait bien sûr. Mais ils n’étaient pas prêt du tout.

Je finis par discuter avec eux individuellement puis par leur annoncer :

« Je suis là pour qu’on fonde ensemble un groupe uni au-delà de tout soupçon. Que personne au monde ne doute de notre sincère union. Que personne ne puisse imagine une seconde que l’un de nous puisse trahir l’un des autres, quand bien même il le déteste. »

Ils n’y crurent pas. Moi si. J’exigeais alors que tout le monde vive en baraquement. Pas de chambre individuelle, pas de douche individuelle et pas de toilettes individuelles. Les trois pièces n’en formèrent plus qu’une. Tout ce qui pouvait créer de l’intimité fut banni. Dès qu’ils rentraient dans les baraquements, ils devaient complètement se déshabiller. Homme ou femme, complètement nus. J’eus des protestations à la seconde. Je proposais alors de partir et de ne plus jamais revenir. Ma réputation les empêchèrent de le faire. J’étais nu aussi. J’étais toujours aux mêmes endroits qu’eux. La première semaine fut une catastrophe. Entre les hommes qui avaient des érections, chambrés par les autres, les odeurs de merde quand enfin quelqu’un osé aller aux toilettes et divers désagréments quand on est nu face à des gens qu’ont déteste, de nombreuses disputent éclatèrent. Je les laissais faire. Sans rien dire. Certains se détestaient tellement que personne n’était capable de dire pourquoi.

Au bout d’une semaine, je pris chaque soldat à part pour leur poser un questionnaire étrange. Pour chaque bonne réponse, il pouvait exiger d’un autre soldat qu’il fasse une corvée à sa place.

Voici l’exemple d’un questionnaire :

1/ Quel est le deuxième prénom du sergent major Matthieu ?

2/ De quel forme est le tatouage qu’il a sur l’omoplate gauche ?

3/ Le colonel Marjorie possède combien de grain de beauté sur le sein droit ?

4/ Quel est la longueur du sexe du lieutenant colonel Thomas ? (à 1 cm près)

5/ Combien chausse le colonel Sophie ?

etc.

Bien sûr les questions portaient uniquement sur ceux qui le questionné aimait le moins. La semaine suivante un vent de « pervers » arriva. Je fus insulté ouvertement et un courrier au général fut envoyé pour se plaindre. En réponse ils eurent :

Soit vous faîtes ce qu’il dit, bande de mauviettes, soit vous quittez l’armée.

Je riais sous cape. Je n’avais même pas commencé l’ hypnose !

Deux longues semaines passèrent où rien ne changea. Chaque prétexte était bon à prendre pour insulter l’autre, et je dus interrompre une bagarre entre deux gars bien énervé.

Mais je ne fis aucune remarque. Secrètement j’avais juste peur d’avoir sous estimé leur inimitié.

« Bon je crois qu’on va pouvoir passer à la vitesse supérieure. On arrête la nudité forcée puisque vous êtes des mauviettes. Je supprime la lessive. Interdiction de laver ne serait-ce qu’un drap. Je vous déconseille d’être des porcs car vos tenues vous les garderez longtemps. »

Personne ne râla, ils ne comprirent sans doute pas la raison de mon action. Au bout de trois jours, les tenues devinrent immanquablement odorantes quand bien même les douches avait été multipliées. Discrètement j’échangeais les literies afin que ceux qui se détestent le plus dorment dans les draps de l’autre. Les soldats ne remarquèrent rien, malgré le fait que j’échangeais également les T-shirt. Trois semaines étaient passées ; ils vivaient quasiment en autarcie. Et le pire était la tension sexuelle qui augmentait. La promiscuité et le fait que je me levais lorsqu’un homme se masturbait pour l’interrompre (par gène) rendait l’air ambiant irrespirable. Mêmes les deux femmes commencèrent à saturer tant les odeurs se mélangeaient tout le temps.

Lorsque je trouvais que le nombre d’érection sous la douche et de regard en coin envers ses sexes avait drastiquement monté, je pris l’initiative de prendre chaque soldat à part pour une séance d’ hypnose de relaxation. Mais je cachais alors dans chaque suggestion une forme de synesthésie lié à l’odeur de transpiration.

« Ferme les yeux, et inspire profondément. Essaye de te concentrer sur l’odeur que tu dégages, de décomposer l’odeur comme une palette plutôt qu’un ensemble. Et détend toi. Laisse toi guider par la découverte des odeurs, découvre que ce n’est pas si désagréable que ce ne sont que des odeurs naturelles. Prends une grande inspiration et imagine descendre à l’intérieur de toi. Trouve ce qu’évoque pour toi l’odeur que tu sens et transforme là en quelque chose de plus agréable encore, de plus libérateur, de plus intime.

Essaye d’imaginer un lieu agréable, nouveau où tu vas y placer le plaisir du partage, la fraternité, l’amitié, l’amour. Un lieu qui te parle mais pourtant qui n’existe que dans ton imagination. Que tu n’as jamais vu mais pourtant qui devient familier au fur et à mesure. Place y les odeurs que tu sens toute la journée, les bruits que font tes frères d’arme, leurs voix, leurs formes… Laisse toi imaginer placer un timbre de voix dans un lieu agréable, une odeur dans un lieu excitant, un silhouette dans un lieu amicale. Et observe comme plus tu imagines, plus tu sens librement l’air chargé, plus tu te détends. Laisse le plaisir de la véritable détente s’insinuer en toi, charger ton corps d’une forme d’excitation première. »

Et je continue ainsi jusqu’à ce que la détente soit complète. Puis j’arrête de parler et je m’en vais. Le soldat reste alors seul, les yeux fermés pendant 5 à 30 minutes. La vie autour de lui continue et les bruits, les sons des autres soldats emplissent sont univers de détente.

Chaque soldat passe alors une fois par jour entre mes mains. Je m’assure qu’ils viennent me voir juste avant qu’ils prennent leur douche.

9 jours passèrent. L’odeur devint irrespirable même pour moi. Je fis un ultime test. Je m’étais aperçu que des discussions notamment juste avant le coucher, commençaient à apparaitre. Au début, les questions étaient assez brutales, l’objectif était d’avoir assez d’informations sur les autres pour pouvoir répondre correctement à mes questionnaires. Mais petit à petit, certains se mirent à discuter sincèrement et à découvrir l’autre. Je vis que les épaules contre épaules étaient plus tolérés, que les érections étaient moins dramatisés. N’en pouvant plus moi-même, j’annonçais

« Si 6 d’entre vous répondent à au moins 4 questions justes, alors la buanderie sera à nouveau ouverte. »

Et sur les 100 questions, 40 furent juste. Ce qui était un exploit (sachant qu’au début, il n’y avait aucune de bonne).

Les draps furent lavé. Ca fit du bien à tout le monde. Je laissais alors 3 jours sans intervenir du tout. J’étais loin du résultat mais je notais une amélioration dont je fis part au général. Il était satisfait, moi pas. J’argumentais que je pouvais en faire une meute de loup solidement soudé. L’image lui plut, il me laissa continuer.

En toute honnêteté, pour juste empêcher qu’ils se battent et qu’ils se fassent assez confiance, il ne me restait qu’une semaine de travail. Mais j’ai le fantasme de l’uniforme et rater l’orgie que je prévoyais m’était une idée insupportable.

Ils étaient tellement content des trois jours sans bizarrerie qu’ils ne virent pas la suite arriver.

Ils avaient spontanément assemblé les tables et mangeaient désormais ensemble. Ce qui était le plus surprenant était le fait qu’ils s’étaient tous mis à me vouvoyer et à m’appeler monsieur. J’avais la place au milieu et j’étais servi en premier.

Ils avaient très vite intégrer une suggestion qui habituellement ne prends pas avant deux mois. J’ai instauré un rapport de domination entre eux. Il y a un duo d’alphas,4 betas et 6 omégas. Et chose surprenante (en fait c’est une première) je me retrouvais au-dessus de tous.

Je finis par faire séparer le grand réfectoire et la partie nuit (lits et salle d’eau) par une tenture. L’intimité augmenta à la grande satisfaction de tout le monde. Je laissais leur habitat tranquille pendant 4 jours mais j’augmentais les séances d’hypnose pour les rendre plus suggestibles. Je passais en privé une heure à une heure trente avec chacun d’eux. Je me focalisais sur la liberté, le laisser aller, la confiance, l’effet de meute. Je multipliais également les suggestions d’excitation et d’addiction aux autres. C’était très léger très discret. Mais je sus que l’effet était là lorsque deux soldats se lavèrent mutuellement le dos tout en discutant de leur journée.

 

Sous mon impulsion, ils commencèrent à assembler les lits parfois par duo parfois par quintet. Seul un soldat et moi avions nos lits séparés. Un couple (homme/femme) alpha s’était formé. Et ils faisaient souvent l’amour avec une discrétion très relative car tout le monde fut au courant.

Deux mois passèrent. L’ambiance ne cessait de devenir de plus en plus amicale voire fraternelle. Le succès était au rendez-vous mais j’étais loin de mon objectif personnel.

Je pris les devant en proposant une séance d’ hypnose collective « ludique ».

La séance se passa comme suit :

Je pris mon temps pour mettre en transe les deux soldats alphas. Je fis quelques suggestions de spectacle dont le très impressionnant freeze/defreeze qui est un mixte entre une catalepsie du corps entier et une amnésie. Cette suggestion donne, entre autre, la singulière impression que les objets et les gens se téléportent.

L’ambiance se fit à l’amusement, j’amenai alors 2 omégas en transe pour faire jouer une scène hilarante aux 4 hypnotisés. L’un parlait espagnole tandis qu’un autre parlait japonais, le traducteur japonais parlait en anglais tandis que le traducteur espagnol parlait en martien. Et tout le monde semblait se comprendre alors que personne n’employait le même langage, souvent fantaisiste.

Je fis partir les 5 bétas en transe rapidement en les laissant par terre, en train de rêver de nature sauvage et bestial.

Les derniers furent amenés à se coller les mains les uns aux autres sans pouvoir se détacher.

Puis :

« Dormez ! »

La suggestion était si bien ancrée qu’ils tombèrent tous au sol. Sans trop de bobo.

« Je vais vous révéler votre véritable nature. Vous êtes des loups-garou. Non pas brutaux comme dans les films mais amicaux et hiérarchisés. Tout à l’heure lorsque j’aurai compté jusqu’à trois vous vous comporterez comme des loups-garou. Vous serez aux ordres des vos deux chefs de meute mais surtout aux miens car je suis votre chaman, votre guide. Ma voix est parole de vérité et tout ce que je dis fait sens pour vous. Tout est parfaitement logique pour les loups-garou que vous êtes.

1

2

3

Soyez loups-garou ! »

Inutile de vous dire à quel point j’étais excité au moment de leur réveil. Ce fut inoubliable. Ils commencèrent spontanément à se déshabiller, à grogner, à se renifler les uns les autres. Certains marchaient à quatre pattes tandis que d’autres étaient plus souvent accroupis ou penchés.

La suggestion prit de plus en plus possession d’eux. Elle s’autoalimentait au fur et à mesure qu’une sorte d’émulation se créait entre eux.

« La pleine lune est en train de se lever. L’énergie de la lune s’écoule en vous et vous sentez l’excitation monter encore et encore. Plus vous vous regardez plus vous trouvez l’autre excitant, attirant. Irrésistiblement, les corps vont vouloir se lier ensemble. Pour faire partie de cette meute, vous devrez tout partager y compris votre sexualité, votre animalité. Laissez vous aller complètement à vos envies. Laissez la lune vous envahir d’énergie sexuelle. Allez ! »

Je n’avais plus qu’à regarder. Un plaisir sans nom.