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Les techniques d’hypnose

Devenir hypnotiseur : 2em cours – LE TEST DE SUGGESTIBILITE

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, ou faire croire, un test de suggestibilité N’est PAS un test sur la suggestibilité. Ce test permet de vérifier que le pré-talk a été compris et qu’on peut faire une séance d’hypnose.

Si le test ne fonctionne pas, c’est la faute pleine et entière de l’hypnotiseur. Ne cherchez pas plus loin, votre pré-talk n’a tout simplement pas été compris.

Suggérer

Bien que nous ne soyons pas à proprement parler dans la séance, vous allez commencer à faire des suggestions. C’est le cœur du savoir faire de l’hypnotiseur. Il faut bien commencer quelque part.

Une suggestion est un ordre poli. C’est un ordre proposé que le volontaire dispose à son envie.

Si je m’attarde sur ce qu’est une suggestion, ce n’est pas pour rien. Car c’est la manière dont vous suggérez et la manière dont c’est perçu qui fera de vous un bon hypnotiseur.

Une suggestion prend la forme que l’on veut. Avec des mots, avec des gestes, on guide le corps et l’esprit du volontaire à exécuter une suggestion.

Pour débuter, on va stéréotyper les suggestions ; bien sûr il n’existe pas de règle absolue, plus vous prendrez vos aises et plus vous vous détacherez de ce que je vous apprends ici. (Et c’est une très bonne chose)

Les tests en concret

Un test de suggestibilité n’est pas à proprement parlé une suggestion hypnotique. De fait, vous vous servez d’astuces physiologiques pour réussir une suggestion.

Pour raccourcir, vous suggérez ce qui est en fait en train de se passer naturellement, donnant l’illusion qu’il se passe quelque chose.

Faire un test de suggestibilité permet en plus de commencer à prendre le lead sur la conversation et donc sur la séance. C’est vous qui savez, c’est vous qui guidez. Sans forcément être directif, vous devez montrer que vous savez ce que vous faites et pourquoi vous le faites. Il existe énormément d’astuces pour le faire. Voici quelques exemples :

  • Corriger physiquement une posture. Par exemple en déplaçant soit même la main du volontaire.
  • Corriger oralement une posture. Par exemple en demandant de baisser les épaules ou redresser la tête.
  • Mimer le « bon » geste.

3 exemples de test

Les doigts qui se rapprochent

Celui-ci est le plus connu et le plus pertinent pour débuter. Il est tout simplement parfait pour juger du futur de la séance. Ce test ne peut pas échouer à proprement parler, ce qui signifie que s’il échoue c’est qu’il y a un problème.

Demandez à votre volontaire de placer les mains et les doigts comme ceci.

Moins il y a de vide entre les deux paumes de la main et mieux c’est. N’hésitez pas à faire chasser l’air entre les mains. Plus les mains seront bombées moins ça sera efficace.

Demandez ensuite d’écarter les deux index de un à trois centimètres pas plus. Demandez ensuite de fixer le regard sur un point entre les deux doigts tendus puis commencez à suggérer quelque chose du genre :

« Les doigts vont commencer à s’attirer l’un l’autre. Comme s’ils étaient aimantés. Plus vous regardez l’espace entre les doigts et plus ils se rapprochent. De plus en plus et de mieux en mieux. »

Si les doigts ne se rapprochent pas, il y a un problème. En effet, dans cette posture, les doigts doivent se rapprocher naturellement. Faites le chez vous, sans rien vous suggérer, détendez vous et vous verrez vos doigts se rapprocher.

Si les doigts se rapprochent et se touchent, vous pouvez commencer la séance. Si l’hypnotisé est bluffé alors vous pouvez commencer la séance sereinement.

Les pieds lourds

C’est mon test préféré car il demande de raconter une histoire et de parler longuement. J’aime faire les deux 🙂

Demandez à votre volontaire de se lever, de se mettre bien droit, de joindre les pieds et les genoux tout en étant bien stable. Si l’hypnotisé n’est pas à l’aise les pieds joints laissez le les écarter un peu. Puis demandez lui de verrouiller les genoux, c’est ce qui est le plus important.

« On va vous transformer en arbre pour vous coller les pieds au sol. Mais pas n’importe quel arbre ! Non. Le plus beau, le plus grand, le plus majestueux des arbres ! Tellement grand qu’on pourra vous voir depuis l’espace. Vous pouvez fermer les yeux si ça vous aide à imaginer. Imaginez devenir un arbre, imaginez que des pieds partes deux puissantes racines dans le sol. Si profondément enfouies qu’un vent violent pourrait souffler que vous ne bougeriez pas d’un millimètre. Imaginer que vos jambes deviennent le tronc de l’arbre, complètement rigide et immobile.

*silence*

Imaginez que chaque seconde qui passe vos racines se divisent, grandissent, se répandent et viennent se fixer partout. Vous êtes si grand, si beau et si lourd qu’un vent violent pourrait souffler que vous ne bougeriez pas du tout. Tout à l’heure, je compterai jusqu’à trois. Et vous essaierez de faire un pas en avant. Mais vos racines sont si lourdes si entièrement enfoncées dans la terre que vous ne pourrez pas lever un pied. Plus dur encore sera de plier les jambes déjà transformé en tronc solide et dur.

1, les racines vous tirent vers le sol, impossible de bouger

2, les jambes sont complètement dur, en bois.

3, essayez de bouger et plus vous essayez plus les racines tirent vers le bas. »

Je vous pris d’observer sur ce petit texte ci-dessus deux subtilités que vous devrez appréhender pour toutes vos suggestions.

Evitez de parler en pronoms possessifs lorsque vous parlez d’une partie du corps. Préférez parler de la main plutôt que de ta main ; ces pieds plutôt que vos pieds. Tout ceci pour augmenter la sensation de dissociation, pour accentuer le fait que la main n’appartient plus tout à fait à l’hypnotisé.

Lorsque vous challengez l’hypnotisé ne dites pas : « bouge les doigts » mais « essaye de bouger les doigts ». Rien qu’avec cette petite astuce vous ménagez une chance d’échouer à bouger ses fameux doigts.

Si vous avez parlé assez longtemps et que les jambes du volontaires sont bien droites et les genoux bien verrouillés, les pieds ne devraient pas bouger immédiatement. Même s’il bouge une seconde après l’essai, le test est bon. Si par contre le pied bouge immédiatement et sans hésitation, vous allez devoir enchaîner avec un autre test tout en recadrant.

Je ne conseille pas ce test au débutant.

Les yeux collés

Test idéal lors des séances à plusieurs et/ou assis et/ou intimistes. Il est facile à réaliser mais demande à ce que les volontaires soient déjà un peu en confiance puisque vous allez leurs demander de fermer les yeux.

Ce test est du même acabit que les pieds collés avec un taux de réussite plus élevé et une meilleure résilience aux erreurs de l’hypnotiseur. Personnellement c’est celui que j’utilise le plus quand je veux aller loin dans la séance ou que j’ai tout mon temps.

Pour le réaliser, il suffit de demander au volontaire de fermer les yeux et de faire un maximum d’effort pour détendre les muscles autour des yeux. C’est la partie la plus importante. Le reste c’est de l’esbrouffe, de la broderie.

« Tout à l’heure on va compter jusqu’à trois et les paupières resteront complètement scellées, fermées, collées. Et plus vous essaierez des les ouvrir et moins vous y arriverez, un peu comme si vous aviez oublié comme on ouvre les yeux. Mais d’abord, on va coller ces paupières. Imaginez quelque chose qui vient les coller. On peut imaginer de la colle bien sûr. On peut coudre les paupières entre elles. Tout ce qu’on veut. Moi par exemple j’aime pendre avec des crocs de boucher deux immenses baleines. Là c’est sûr avec ça je n’arrive plus à ouvrir les yeux.

1 les yeux sont complètement fermés, impossible de les ouvrir.

2 les paupières sont scellées, collées.

3 vous pouvez essayer d’ouvrir les paupières, mais impossible. Complètement collées. »

Les yeux ne s’ouvriront pas immédiatement si le pré-talk et la suggestion ont été bien emmené. Ce test est considéré comme réussi lorsque les yeux ne s’ouvrent pas immédiatement et que les sourcils se sont levés avant que les yeux ne s’ouvrent. Le taux d’échec sur ce test est particulièrement bas. Je le conseille autant que les doigts aimantés dans un cadre intimiste. Dans un cadre avec spectateurs, je l’utilise que si je sens le volontaire à l’aise.

D’autres tests

Il existe d’autres tests tout aussi valable, avec ses qualités et ses défauts. Je les emploie presque jamais car les 3 présentés ci-dessus satisfont tous les cas de figures où je vais préférer faire l’un ou l’autre. Mais pour être un peu plus exhaustif je vais citer quelques titres de tests évocateurs :

  • La barre de fer (verrouiller le coude)
  • La carte collée (poignée baissé et carte pincée entre pouce et index)
  • chute en arrière (pieds joints, hypnotiseur plaçant le mains sur les omoplates et les reculant petit à petit)
  • confusion du prénom (demande un cadre très particulier)

Conclusions

Un test de suggestibilité est une excellente transition entre le pré-talk et la séance à proprement parlée. Ils permettent de vérifier que le volontaire à bien saisi ce qu’on entendait de lui lors de la séance.

C’est également un bon moyen de bluffer les sceptiques en utilisant des astuces physiologiques ou psychologiques.

Devenir hypnotiseur : 1er cours – LE PRETALK

Une séance d’hypnose est grosso-modo en trois étapes.
Le prétalk, la séance puis le réveil.

Le prétalk en hypnose est comme le dialogue qui cadre le jeu fétichiste. Et il est essentiel. Plus votre jeu risque d’être intense plus vous devrez y mettre des limites claires, l’hypnose c’est pareil. Plus vous voudrez aller loin dans la séance mieux vous devez préparer votre séance.

Le prétalk c’est ça.

S’introduire

Avant de commencer une séance vous devez vous présenter, je ne parle pas d’un CV mais d’une mise en confiance en s’exposant. Mais un exemple vaut plus que mille mots alors voici comment je me présenterai dans le cadre d’une séance avec un inconnu

« Je suis Jonathan, je fais de l’hypnose depuis plus de dix ans et de l’hypnose érotique depuis plus de cinq ans. Si tu as des questions sur l’hypnose, je serai ravi d’y répondre. »

Oui c’est tout. Vous pouvez développer autant que vous voulez, aborder les sujets qui vous semblent nécessaire ou intéressants. Mais à minima, vous devez vous présenter comme un sachant et cela même si vous faîtes votre toute première séance.

Petits conseils :

  • Si votre premier hypnotisé vous connait, vous pourrez louvoyer en stipulant que vous étudiez le sujet depuis un moment mais qu’il est votre premier volontaire réel.
  • Mentez sur votre expérience sans l’exagérer, le rôle de sachant est primordial pour un hypnotiseur débutant.
  • A contrario vous pouvez admettre ne pas tout savoir, vous pouvez même visiblement douter. Il suffit d’assumer et discuter.

Expliquer

Dans le cadre de l’hypnose, pour arriver à quelque chose, il faut expliquer ce qu’est l’hypnose et surtout ce qu’elle n’est pas. C’est l’une des deux raisons d’un pré-talk. Il y a alors deux sortes d’informations que vous devrez faire passer.

Les informations essentielles :

  • On ne dort pas en hypnose (On est même très loin du sommeil),
  • On reste conscient tout le long,
  • Si on ne dort pas, on est par contre plutôt du côté du rêve. Le rêve comme l’hypnose possède les mêmes propriétés de jouer avec le réel,
  • L’hypnose ne marche que si l’hypnotisé a envie de l’être. Tant qu’il joue le jeu, l’hypnose va marcher,
  • On ne peut pas rester bloquer en hypnose, c’est un phénomène naturel d’hyper concentration.

Les informations non nécessaire ou qui peuvent être glissées pendant la séance :

  • L’hypnose ne vient pas de l’hypnotiseur mais du volontaire,
  • L’hypnotiseur propose mais c’est l’hypnotisé qui choisit au final,
  • On va aussi loin que l’hypnotisé veut aller, pas plus loin.

Cadrer

C’est la partie la plus importante du pré-talk. C’est la cause principale des échecs en hypnose ludique. Sur cette partie vous devez vous assurer de deux choses :

  • L’hypnotisé a vraiment compris ce qu’il allait se passer et surtout ce qu’on attend de lui
  • De ne pas dépasser les limites que vous avez définies ensemble

Contrairement au BDSM, une séance d’hypnose n’est pas le bon endroit pour dépasser les limites. Si quelque chose perturbe trop le volontaire, la séance risque de se finir en un battement de cil. C’est à ça que sert le cadre : définir les limites permettant de jouer et de surprendre sans jamais les dépasser.

Exemples :

« On va jouer ensemble. L’objectif c’est que tu t’amuses et tu découvres tout ce qu’on peut faire avec l’hypnose. On ira aussi loin que tu le souhaites. Un simple mot et on arrête. »

« Notre but est de te faire lâcher prise, on ira aussi loin que nécessaire pour réaliser ça. »

« Je vais te faire essayer les hallucinations. Ca te dit ? »

Bref. Plus votre cadre est clair, plus vous restez cohérent avec ce dernier et moins il y a de chance de rater sa séance.

Enchaîner ou mixer

Après avoir répondu aux questions du volontaire, cadré et expliqué, vous êtes sensé enchaîner avec la séance à proprement parler.

Certains hypnotiseurs préfèrent mixer leur pré-talk avec les tests de suggestibilité (voir 2em cours).

Enchaîner permet d’être plus rigoureux, plus à l’écoute et d’être plus lisible par les spectateurs éventuels. C’est comme avoir une conversation quasiment normale.

Mixer, par contre, rend les choses plus rapides et plus spectaculaires. Cependant ça demande d’être plus scripté car vous faîtes deux choses à la fois. Mixer donne l’illusion d’une hypnose rapide ou instantanée.

Conclusion

En hypnose, la communication est essentielle (évidement) mais c’est surtout sa capacité à faire comprendre ce qu’est l’hypnose (ou ce qu’elle n’est pas) qui fera 90% de votre séance.

Il est inutile d’avoir du bagou, d’être éloquent ou de parler « bien ». Vous pouvez zozoter, hésiter, buter sur les mots, faire des lapsus et vous corriger sans problème (marche tout le long de la séance). Ce qui est important c’est de s’assurer d’être compris au final.

 

 

L’occultation

La dissociation n’est évidemment pas une fin en soit. Mais ça reste un excellent moyen de vivre ses fantasmes hypnotiques.

Il existe d’autres manières de faire expérimenter de l’hypnose extrême. La dissociation en est une évidemment mais aujourd’hui nous parlerons de l’occultation.

Qu’est-ce ?

L’occultation est un terme que j’utilise personnellement pour parler d’un phénomène rare en hypnose : le somnambulisme. Si vous ignorez ce qu’est le somnambulisme alors cet article n’est pas pour vous car l’occultation est la recherche du somnambulisme suggéré.

De manière plus technique, plutôt que de séparer le conscient et d’en faire un spectateur impuissant, l’occultation cherche à enfermer le conscient, à la séparer de tous les stimulus externes. La perte de contrôle est totale car il n’y a plus de conscient pour contrôler.

Sensations

Alors… Pour une fois je ne peux pas vous décrire ce phénomène personnellement car je ne l’ai jamais vécu. Je peux tout de même vous retranscrire ce que des somnambuliques m’ont rapporté.

Tout ce que dit l’hypnotiseur est pris au premier degré. Il parle vrai. Inutile de se fatiguer à utiliser de l’indirect, des métaphores, dites la suggestion et si l’inconscient est d’accord, ça se passera.

Dans la fiction vous avez deux manières de présenter l’hypnose. La première est extérieur à l’hypnotisé, la personne a le regard vide, agit comme un zombi, c’est la vision fantasmée de la dissociation. La seconde se passe à l’intérieur de la tête de l’hypnotisé, les paroles de l’hypnotiseur s’éloigne tandis qu’un noir intense empli l’écran, une sensation de chute, c’est la version fantasmée de l’occultation.

Ce que je peux par contre vous décrire avec certitude, c’est qu’après l’occultation il y aura une amnésie presque complète de cette période. Une distorsion intense du temps passé en transe. Imaginez avoir vécu une anesthésie générale sans être au courant que vous alliez la vivre. Imaginez votre réveil après ça, vous devriez être proche de ce que c’est que de vivre une occultation.

Méthodologie

Alors, je ne pense pas qu’il y ait une méthode pour arriver à suggérer une occultation. Habituellement, le somnambulisme est « accidentel ». Dans les spectacles, l’hypnotiseurs triera sur un grand nombre afin de tomber dessus.  Dans la rue, on y tombera dessus par hasard.

A ce jour, pour être parfaitement transparent, je n’ai jamais essayer de le faire. Parce qu’en partant de zéro, il me faudrait déjà énormément d’heure pour dissocier de manière satisfaisante la personne et que je n’ai JAMAIS eu de relation hypnotiseur/cobaye telle que je me sente à l’aise pour tenter un travail aussi long. Mais si d’aventure je trouvais cette petite perle rare, je m’y prendrai comme ça. (et donc sur un non-somnambulique évidemment)

Première étape, travailler sur la parole automatique. Ce phénomène n’arrive qu’avec une dissociation parfaite et durable dans le temps. Il permet également de détecter facilement les affabulateurs (involontaires). Un expert sait quand la parole est automatique ou non. (Ca n’immunise pas face aux menteurs, mais personne n’y est immunisé de toute manière, il faut l’accepter)

Deuxième étape, pousser l’inconscient à dire ou faire quelque chose de complètement tabou pour le conscient. Le carte morale entre le conscient et l’inconscient n’est pas vraiment la même. Si les fondamentaux sont identiques, les limites sociales, les tabous de comportements sont différents. On s’autorise plus de chose en transe, ce n’est pas par changement de paradigme ; mais bien parce qu’on se limite beaucoup plus que ce qu’on veut vraiment.

Troisième étape, insister sur le tabou. le cobaye doit faire ce que le conscient n’accepterait jamais de faire. Tout en suggérant quelque chose que l’inconscient accepte volontiers. Si vous ne voyez pas de quoi je parle, vous n’êtes tout simplement pas prêt pour tenter l’expérience.

Quatrième étape, suggérer au conscient de dormir/disparaître.

Du point de vue de l’hypnotiseur

Pour savoir si vous avez occulté le conscient, il n’y pas trente-six solutions. Testez avec des suggestions directes. Tendez lui un oignon et dites lui que c’est une pomme. Faites lui sentir une mauvaise odeur en lui suggérant une odeur délicieuse. Ou si vous êtes sadique, (et qu’il est masochiste), infligez lui une douleur hypnotique.

D’un œil extérieur, le volontaire doit paraitre bien éveillé, capable d’interagir. Mais son univers est complètement distordu, sa volonté est extérieure et le comportement s’en ressent. Sans sollicitation, l’hypnotisé paraitra amorphe ou décalé. Les peurs sont complètement anesthésiées.

Ca n’en fait pas pour autant un zombi, ou un robot. L’inconscient n’est pas idiot, il tolère juste beaucoup beaucoup plus de choses, car contrairement au conscient il se concentre sur ce qui est vraiment important. Faites une suggestion, rien qu’une, qui mette le conscient en alerte et c’est fini.

ATTENTION !

Evidemment le réveil doit être parfait. Préparez un script s’il le faut mais votre réveil doit être celui d’un expert. Un comptage jusqu’à dix et un claquement de doigt ne seront pas suffisant. N’oubliez pas de rappeler à la mémoire ce qu’il s’est passé.  Rassurez votre sujet sans pour autant dramatiser.

L’occultation, peu importe sa durée, doit être le pinacle de votre jeu. Après le réveil, c’est fini. Plus d’hypnose avant un moment. (De toute manière l’hypnotiseur sera complètement épuisé :3 )

 

D’un trait 3

Lorsque j’hypnotise, je me sens dominant. Pourtant je ne cherche pas à soumettre mon volontaire. La plupart du temps, c’est la personne que j’hypnotise qui veut devenir soumise. Pour ma part, ce que je cherche c’est trois choses, voir la personne lâcher prise, vivre sa séance sans timidité ni gène, et qu’elle découvre ses ressources cachées.

Que j’hypnotise, je n’ai pas de critère physique ou de besoin particulier par rapport au volontaire. Il doit juste prendre conscience que ce que je désire c’est qu’il se sente bien et qu’il lâche prise ; ce sont mes seules attentes réelles. Bien sûr j’ai des envies très particulières quand à mes idéaux de volontaires. Mais ce sont des envies pas des objectifs ou des buts.

Mes buts sont que tu lâches prise et que tu te laisses aller avec moi. Pas de gène, pas de timidité, juste faire ce que tu as vraiment envie de faire. Je suis devenu allergique au « je ne sais pas » de politesse. Pire que ça, ce « je ne sais pas » m’énerve beaucoup.
Attention, je ne dis pas que tu n’as pas le droit de ne pas savoir. Non, j’insiste, c’est de dire « je ne sais pas » à la place de « je n’ose pas faire ou demander ».

J’ai envie que les gens qui viennent me voir, qui payent pour ça, osent demander. Je préfère avoir à dire « non ceci ne se fera pas parce que X ou Y » plutôt que de demander 100 fois « tu veux faire quoi ? » et entendre « je ne sais pas… »

Je comprends la timidité ou la gène. Et je fais tout mon possible pour en réduire son impact dès le début. Mais il faut savoir que je ne suis pas là pour sortir les vers du nez de quelqu’un. Même si ton cœur bat la chamade à fond, que tu transpires de stress, il faut que tu oses demander. « Je veux que tu m’exhibes. » « Je veux t’appeler par le mot chef devant ton mari. » « Je veux te sucer la queue maintenant. » « Je veux tout arrêter. » Bref, vocaliser ses désirs c’est la base !

Je pourrais dire « non ». Et ? Il faut savoir recevoir un « non » comme ce que c’est ; un refus pas comme une insulte. Je pourrais dire « oui », ce serait dommage de regretter de n’avoir rien dit. Non ?

😉

 

Mon sujet « parfait »

Bonjour les hypnocurieux,

99% du temps, lorsque j’hypnotise un sujet, je le fais dans son propre intérêt. Je lui demande ce qu’il veut faire et on travaille ensemble à réaliser ses objectifs.

Dans un week-end dressage hypnotique, je me concentre sur le mental d’un soumis et comment parvenir à mieux vivre cet état. Et c’est super. On travaille sur l’espace mental, on pose des triggers, on joue un peu de soumission, on fait ce pourquoi le sujet est venu.

En tant que dominant, j’aime le moment où le sujet lâche prise. Je prends à ce moment là beaucoup de plaisir. En tant qu’actif j’aime qu’on s’occupe de ma queue et de mon plaisir.

Mais, ce n’est pas ce que je recherche quand je réalise mon fétichisme de l’hypnose en tant qu’hypnotiseur. Je vous ai déjà parlé de ce qui me plaît en tant que sujet et ce qui me plaît en tant que dominant hypnotiseur, mais jamais vraiment ce que je cherche à produire lorsque je réalise mon fétichisme de l’hypnose.

Expérimenter

Un volontaire attentif à mes désirs ne se lasserait pas de me voir échouer, tester, fignoler, répéter, réfléchir, retester et pousser une limite de l’esprit sous hypnose.

Il faudrait que ce sujet soit patient, volontaire et capable de rendre compte le plus précisément possible. Ce sujet, parfait pour moi, se tiendrait disponible et accepterait de me laisser seul décider de ce qui est éthique pour son cerveau.

Repousser les limites du mental

Un volontaire qui est prêt de transformer un « Je ne peux pas » en un « J’ai aimé découvrir »

Il faudrait que ce sujet soit ouvert d’esprit, critique et tolérant. Capable de se connaître assez pour comprendre où sont les limites sacrées et les limites culturelles. Ce sujet, parfait pour moi, serait ouvert au débat et capable de changer d’avis.

Jouer

Un volontaire que son propre esprit amuse.

Il faudrait que ce sujet soit joueur, avenant et épicurien. Ce sujet, parfait pour moi, a un appétit pour le jeu et la découverte et accepterait de jouer les rôles que je lui impose.

Lâcher prise, se soumettre, être soumis

Quelles sont les différences entre lâcher prise et se soumettre et être soumis ? Que veux-je dire lorsque je parle de ses mots ?

Être soumis

C’est un acte volontaire du dominant envers le soumis. Avec l’aide d’une contrainte physique, mentale, le dominant va forcer le soumis à obéir. C’est une part importante du BDSM surtout au début de la relation entre un Dominant et un soumis.

Être soumis par un dominant physiquement c’est être contraint ou restreint par des cages, des liens ou la force physique du dominant. Ça n’a pas vocation a être employé sur du longue durée et surtout ce n’est viable à distance.

Être soumis par un dominant mentalement c’est être contraint à subir des attaques sur son esprit. Un exemple parlant c’est l’humiliation.

Se soumettre

C’est un acte volontaire du soumis envers le dominant. Le soumis va choisir en pleine conscience d’appartenir au Dominant. C’est un moment important pour le dominant car le soumis va gagner en autonomie et agir par lui-même pour satisfaire Son Dominant.

Il y a un avant et un après le fait de se soumettre. Le soumis devient plus volontaire, moins exigent, plus pro-actif. Il se met à écouter réellement le dominant, et accepte plus facilement de se tromper sur lui-même.

En bref, c’est LE moment où tout bascule et où la relation devient réellement Domi/soumis.

Lâcher prise

Dans l’action

Dans une relation BDSM, le moment où la personne lâche prise (Dominant comme soumis) c’est ce moment où le passé et l’avenir n’ont pas d’impact, seul l’instant présent compte.

C’est également un moment viscéral d’acceptation de soit. Le personne embrasse qui elle veut être sans arrière pensé. C’est une forme de déclic instinctif.

Parfois le moment de lâcher prise dure un temps, parfois il est le signal pour un changement en profondeur. Dans les deux cas, c’est une sensation puissante émotionnellement. Si vous n’êtes pas troublé à ce moment là, c’est que vous n’avez finalement pas lâché prise.

En hypnose

En hypnose fétichiste, lâcher prise est une fin en soit. Ce n’est pas son seul but, mais l’instant où l’hypnotisé lâche enfin prise est un délice pour tout le monde.

Comme pour le BDSM, le lâcher prise en hypnose est instinctif, inconscient. Un ou plusieurs déclic se font et une décharge émotionnelle survient.

La plupart du temps, mais pas nécessairement, le lâcher prise vient d’une compréhension, d’une réponse à une question existentielle ou essentielle. Arrive alors un moment où le conscient doit accepter ce qu’il se passe et ne pas retenir.

Si l’hypnotiseur est bon, il va accélérer ce moment par divers astuces.

« GUIDE » DU LÂCHER PRISE

 

Si vous êtes hypnotiseurs, il arrive toujours un moment où le sujet lâche prise en total autonomie. Certains sujets mettront 1H et d’autres des dizaines d’heures. C’est un lâcher prise naturel.

Si vous travaillez sur le lâcher prise, hypnotiseurs ou non, il existe de très nombreux outils pour faire lâcher prise à un sujet ou un soumis. C’est un lâcher prise induit.

Lâcher prise naturel

Pour un hypnotiseur :

Quand un hypnotiseur travaille longuement sur une résistance, le sujet va finir par lâcher prise sinon le phénomène hypnotique ne prendra pas. C’est donc une manière mécanique de faire lâcher prise à un sujet. Il n’y a pas de volonté particulière dans ce sens mais l’hypnotiseur sait que ça risque d’arriver.

Pour un dominant :

Quand un dominant travaille sur les limites, le soumis va finir par lâcher prise. De la même manière qu’un hypnotiseur, le dominant sait que son soumis va finir par lâcher sinon la limite ne pourra pas être dépassée. Mais l’objectif reste la limite pas le lâcher prise en soit.

Lâcher prise induit

Pour un hypnotiseur :

  1. Le fractionnement
  2. L’automatisation de l’inconscient (écriture/parole/geste)
  3. La saturation
  4. L’orgasme hypnotique
  5. Phénomène hypnotique à 10+
  6. Le voyage intérieur
  7. La totémisation

Et d’autres encore. Si des termes vous semblent abstrait c’est normal. Je n’en ai simplement pas encore parlé.

Pour un dominant :

J’en sais rien. 🙂

 

Pour le plaisir

/!\ HYPNOCAMP 2019 (terminé)

Enfin ! Ce projet que l’on prépare à trois depuis des mois est lancé.

Pour ceux qui me suivent depuis un moment (ou qui lisent tous mes articles), j’ai participé à un bootscamp il y a quelques années. C’était un événement sur un week-end où le BDSM était le maître mot. C’est la même chose sauf qu’en lieu est place du BDSM, on va parler hypnose fétichiste.

Le projet :

Pendant 48H (deux nuits), des hypnotiseurs et des sujets vont se rencontrer afin d’explorer un triple fétichisme. Le sujet principal est l’hypnose érotique, avec comme second fétichisme le textile (cuir, lycra, néoprène, etc.) et le tout sous un léger thème de soumission et de lâcher prise.

Au début du projet, il y a deux hypnotiseurs et un sujet. Mais nous espérons monter à 4 hypnotiseurs et 8-9 sujets. C’est d’ailleurs à ça que sert cet article, chercher des sujets (en priorité) et des hypnotiseurs (si ceux que je connais ne sont pas disponibles).

 

Le lieu et les dates :

Nous louons une maison à Lyon, accessible à transport en commun.

(L’adresse sera donnée en mai après confirmation des participants)

Le week-end se fera du vendredi 14 juin à 19H au dimanche 16 juin à 15H.

Le tarif :

75€ pour la totalité des frais (location et nourriture)

Le planning :

L’hypnose sera au centre de tout.

L’objectif sera de faire porter à tout le monde (hypnotiseurs compris) sa tenue fétichiste, de vivre avec quelques temps et de soumettre ou se soumettre avec.

Divers activités seront proposées comme de l’hypnose érotique, de l’écriture automatique, de la synesthésie…

Des jeux

Et sans aucune obligation des activités liées à la sexualité.

Qui peut venir ?

Des hommes exclusivement, ayant 18 ans et plus.

Hypnotiseur, hypnotisé ou les deux. Il faut par contre savoir ce qu’est l’hypnose (avoir déjà été hypnotisé est un plus)

Posséder une tenue fétichiste en matière fétichiste (cuir, latex, lycra…)

Comment s’inscrire ?

Pour toute inscription ou demande de précision, il suffit de me contacter par la rubrique contact

Lorsque nous auront trouver 10 personnes, les inscriptions seront closes.

 

 

Imagine un dragon

Souvent, en séance d’hypnose, on m’annonce « Je n’ai pas d’imagination. » ou « Je ne sais pas visualiser » ou « Je n’arrive pas à imaginer. » C’est un frein très classique à l’hypnose. Un frein classique et puissant, qui… n’existe pas.

Définition

L’imagination, telle que je la demande en hypnose, est la capacité à se projeter dans un concept. Ce concept n’est pas évoqué par les sens externes, il s’extrait donc du tangible.

L’imagination est un concept métaphysique issue de la culture et de la mémoire. Il est impossible d’imaginer une idée ou un concept en dehors de toute réalité. Extraire de rien un quelque chose en imagination, c’est pas possible.

Par exemple, une licorne est un animal inventé, qui n’existe pas. Mais, le cheval, on connaît. La couleur argent on connait. Une corne on connait. Les halos de lumière on connait… Bref, assembler des concept réel, extrait du tangible pour former un patchwork c’est de l’imagination.

Un escalier, on connait. Des planches de bois, on connait. Le vide, on connait. Un escalier en bois, dans le vide, on peut imaginer quand bien même ça ne soit pas possible.

Visualisation

Par abus de langage, en français en tout cas, un hypnotiseur pourra dire « Tu vois » en lieu et place de « Tu imagines ». En fait, dans la langage, on utilise des verbes liées au sens pour parler de l’imagination.

Visualise (vue), ressent (sens), imagine (image), visionne (vue) etc.

Bien sûr il existe un vocabulaire qui s’extrait de ça comme « pense » ou « conceptualise ».

Dans la bouche d’un hypnotiseur, tout ce qui a attrait à l’imagination sont des synonymes libres de sens. C’est à dire que s’il dit « visualise », la plupart du temps, il demande simplement de « penser à ». L’hypnotiseur laisse libre court à l’hypnotiser de conceptualiser de la manière qu’il veut.

Fertilité dans l’imagination

Sommes-nous tous égaux dans notre capacité à imaginer ?

Oui !

Sans équivoque, sans aucun doute de ma part, si vous n’avez aucune maladie, votre imagination est aussi fertile que celle du plus grand physicien théoricien du monde ou de l’artiste le plus talentueux. Alors certes, vous ne pourrez jamais imaginer ce qu’eux imaginent car vous n’êtes pas eux. Et il est vrai que nous ne sommes pas tous égaux dans la traduction qu’on a dans notre tête.

Certains écrivent pour sortir leur imaginaire, d’autres jouent de la musique ou développent des équations. Et d’autres auront leur idée piégé dans leur tête.

Pour enfoncer le clou, c’est vrai qu’imaginer un nouveau moteur à combustion est beaucoup plus utile à l’humanité que d’imaginer un dragon. Pourtant, le moteur comme le dragon sont de la pure imagination et très fertile de surcroît.

La traduction de l’imaginaire

Quand on parle pour un hypnotisé, sa traduction est inutile. C’est toujours mieux quand on transmet ou qu’on rend compte de ce qu’on imagine, c’est vrai. Mais ce n’est pas nécessaire à vivre une transe aussi intense que souhaitée.

« Mais je n’arrive pas à imaginer ! »

Oh que si ! Nécessairement, obligatoirement, indubitablement si !

Si j’écris « chien » vous pensez immédiatement à cet animal poilu, marchant à quatre pattes. Et plus vous connaissez cet animal plus vous pensez à des choses avec ce mot.

Pourtant chien, c’est (au niveau des sens) uniquement 5 lettres c h i e n formant le son [ ʃ ][ j ][ ɛ̃ ].

Tout comme, en vrai, deux points et une parenthèse ne forment un sourire que parce qu’on est capable de l’imaginer : )

« Pense à un escalier » et savoir ce qu’est un escalier, c’est déjà l’imaginer et c’est largement suffisant pour être hypnotisé.

Par contre, il est vrai, que maintenir un concept pure dans le temps est une chose difficile sans artifice. La véritable difficulté dans l’imagination en hypnose (et là nous ne sommes pas tous égaux ; MAIS ça se travaille) c’est de maintenir l’imagination assez longtemps pour vivre la suggestion. Rester concentrer sur le concept « escalier » n’est pas aisé. Mais le ressentir, le visualiser, bref, évoquer des sens internes pour maintenir l’imagination plus longtemps sont des stratégies payantes.

Conclusion

Non, vous ne manquez pas d’imagination. Et oui maintenir son imagination longtemps demande une grande concentration et donc du travail.

Je retombe sur mes pattes. Tout le monde a assez d’imagination pour être hypnotisé à 100% mais il faudra plus ou moins de travail.

Une séance érotique chez HYpnoAdmin

Combien d’€

La thune, c’est mon truc. J’aime le fric, le blé, le pèze, les économies, les sous, les ronds, les actions, les bénef…

Donc 35€, en liquide

Combien de temps

1H minimum, c’est tout ce que je garantis

Location

A Beaucaire, chez moi, dans un bureau de ma maison.

A savoir

J’ai des gros chiens et des chats. (Allergie ?)

Venir propre même s’il n’y a pas de contact physique. J’aime mon odeur rarement celles des autres.

Il y a des places juste devant chez moi, aucun problème de parking

Je ne viens chercher personne nul part quand c’est pour une séance (contrairement au week-end hypnotique)

Avant la séance

On va avoir une longue conversation, où je vais poser beaucoup de questions dont certaines très étranges. D’ailleurs je pose toujours des questions étranges même pendant la séance.

On éteins son portable et si le client à une montre, il la pose cachée. Le temps doit être le dernier des soucis. Je gère, seul, le temps.

On s’assure qu’il n’y a pas d’urgence pipi/caca

Pendant la séance

Souvent, la transition est « Bon on commence ? »

J’explique ensuite ce que je vais faire. Je commence régulièrement par une suggestion du genre « les yeux se collent » ou « les mains vont se rapprocher » Et en fonction du résultat, je continue de faire des suggestions de se genre.

Puis lorsque je pense qu’on est bien en phase, on travaille sur la/les raison(s) de la venue du client. Toujours de la même manière, je suggère, pose des questions et invite le volontaire à imaginer des trucs.

L’érotisme

Tout dépendra de la séance. Mais l’orgasme hypnotique est un incontournable. Je fais, à la demande, faire des strip-teases. Me faire renifler. Faire des rêves érotiques. Et d’autres encore.

La sexualité

Parfois, le client et moi, on baise. Mais c’était établi avant la séance. Et ce n’est ni une fin en soit, ni une obligation. Mais dans ces cas là, je suis toujours actif et sa traîne rarement.

Comment on se sent

Étrangement bizarre, bizarrement étrange. Il se passe des choses ordinaires mais qu’on n’a pas choisies, pas vraiment. Et il se passe des choses extraordinaires dont on ne s’attendait pas. On se sent concentré et étrangement imaginatif. Les codes de la réalité ne sont plus aussi important, faire au mieux semble beaucoup plus facile quand on ne s’embarrasse pas de réalisme.

On a l’impression de faire semblant sans pour autant s’empêcher de le faire. On sent qu’il se passe un truc mais souvent on ne veut pas saisir la raison et on se laisse porter. C’est comme un rêve dans le réel. On fait, c’est tout.